Blog'Info

Jongles permanentes

Un peu présent !
Reprise des visites de blogs
Salut à toutes et tous
Découvrez un univers où les mots sont jonglés,
les sens mélés au sons et inversement

EXCLUSIVITE :
Spécialement pour mes lecteurs
Commandez ici votre recueil de "Jongles poétiques" dédicacé par mes soins.
8,50€ frais d'envoi compris

Ce blog continue...


Une ville à visiter :       Jedigrod
Une ville à développer, devenez industriel : Jedigrod/Industrie
Une ville à transporter, faites-le : Jedigrod Transport
Blog à découvrir :    Blog'List
Frimouscope : Découvrez la frimousse de blogueurs


ph10.jpg

Ligne 33

Vendredi 18 septembre 2009

Communauté : L'écriture dans tous ses états

Ce matin, j'ai reçu par courrier une lettre qui m'a étonné.

"Monsieur,

Cette année, comme toutes les années, l'état Europe a sélectionné vingt personnes qui participeront à un circuit de notre pays en trois mois. Vous êtes attendus le lundi 15 avril à Paris (adresse ci-après) pour récupérer vos sacs de voyage.

Nous vous attendons avec impatience…"

J'ai appelé mon frère, qui sait tout sur tout, pour en connaître un peu plus sur ce circuit. Il m'a bien renseigné et je sais presque à quoi m'attendre. Et j'en apprendrai plus en allant chercher mes sacs de voyage. Heureusement, Paris n'est qu'à deux heures de ma campagne perdue.

 

Lundi 14 avril, quatorze heures. Je me présente à l'adresse indiquée. Je suis guidé, ainsi qu'une jeune femme de vingt trois ans venant de Bretagne, vers une salle d'attente. Nous y patientons quelques minutes tout en faisant connaissance. Célibataire, comme moi, elle vient de finir ses études en histoire de l'Europe et n'a pas encore de travail. Elle rêve de devenir professeur d'histoire dans un lycée en Allemagne. Moi, je rêve de devenir architecte écologique et de rester en France. Enfin, elle est appelée. Puis, mon tour vient. Un questionnaire à remplir sur mes connaissances style QCM, une visite médicale et la remise des sacs.

 

De retour dans ma petite maison, j'ouvre les deux sacs à dos pour voir l'espace dont je dispose. Dans chacun, je trouve une feuille avec cette mention : "Tout doit servir, rien ne devra manquer." De nouveau, je contacte mon frère et lui lit la phrase.

- Ben, je pense que tu dois avoir tout ce dont tu as besoin sur toi et dans tes deux sacs.

- Je ne m'en serais pas douté ! Et à part ça ?

- Tout ce que tu prends devra te servir.

- Pas croyable ! T'as pas d'autres infos à me donner ? Aussi utiles !

- Ben, y'a eu très peu de reportages sur ce circuit qui est organisé pour la cinquième année. Et, il me semble, aucun participant n'a jamais révélé de quoi il s'agissait au juste. Juste deux sont connus, ce sont le directeur d'EuropMobile et le représentant de la Corse auprès du président d'Europe.

- EuropMobile ! Tu veux dire l'unique boîte automobile d'Europe, celle qui regroupe toutes les anciennes marques.

- Celle-la même. Son directeur a déclaré avoir participé au premier circuit et avoir pu progresser jusqu'à ce poste grâce à cette participation.

- Bon, résumons : je pars pour un circuit de trois mois en Europe, ce que j'emmène doit me servir et je dois partir avec tout ce qui me servira. Je ne sais pas ce qui va se passer durant ces trois mois mais je dois m'y préparer et bien.

- Tout à fait. Tu pars quand ?

- Dans quinze jours. Je suis attendu le deux mai à Berlin.

- Bon, je fais des recherches et je te phone si j'ai des infos utiles.

- OK, merci.

 

Le lendemain, je reçois un nouveau courrier m'informant de certaines choses concernant le périple. Elles sont exposées sous forme d'énumération.

         1) Chaque jour, tu seras informé des lieux où te loger et te nourrir,

         2) Ne prévois aucun vêtement sauf ceux indiqués sur la liste jointe,

         3) Garde de la place pour les vêtements que nous te fournirons,

         4) Tu auras différentes épreuves à réaliser. Seulement ce que tu emmèneras, tu utiliseras.

         5) Les dictionnaires de langues, les portables sont interdits.

C'est bref et me renseigne peu. Bon, je n'ai déjà pas à m'occuper des vêtements. Je lis celle concernant ceux que je peux prendre. Elle tient en quelques lignes : "Une paire de baskets que vous porterez, une paire de chaussures de randonnées, trois paires de chaussettes, un Jean'S et un pantalon au choix, trois slips, un polo, un T-shirt, une chemise, un pull et un blouson." Comme je ne vais pas partir avec tout ça sur le dos, je range dans un des sacs les vêtements que je ne porterai pas pour aller à Berlin. Puis, je commence à dresser une liste de ce qui me sera utile. Tout d'abord, une trousse de toilette, deux petites serviettes et deux grandes. Puis, j'inscris deux couteaux suisses, couverts, verres (2), assiettes (3), trousse de couture, une petite boîte à outils, ficelle, deux paires de ciseaux, un ouvre-boîte et un tire-bouchon, deux carnets et quelques stylos, une règle, trois briquets et des boîtes d'allumettes, une trousse de manucures, une trousse à pharmacie. Je suis sûr que j'en oublie mais c'est un début.

 

Les deux semaines avant le départ file vite. Elles sont ponctuées de remplissages, de vidages des sacs, de recherches d'objets utiles et de la visite de mon frère qui m'apporte une gourde et son quart, un poncho, trois gamelles, un étui comprenant un couteau, une fourchette et une cuillère et une boussole. Il a récupéré tout ça dans une braderie militaire. Tout est utile, bien pratique et prend peu de place dans les sacs. Par contre, il n'a pas d'autres informations à ma fournir concernant le périple que je vais effectuer. Seule information qu'il a pu glaner : nous sommes en binôme durant les trois mois. Mon partenaire d'aventures sera comme moi. Donc, nous nous débrouillerons avec ce que nous aurons pris. Enfin, demain est le grand jour. Mon frère me déposera à l'aube à la gare. Je fais escale à Paris pour changer de train. J'y retrouve la bretonne et nous discutons sur le matériel que nous avons emporté.

 

Berlin. Nous arrivons alors que la soirée débute. Une personne nous attend à la gare et nous conduit à un car. Là, il y a déjà une dizaine de participants. Nous échangeons des bonsoirs dans diverses langues et attendons la suite des évènements. Je note qu'il y a autant de femmes que d'hommes et que nous avons tous entre vingt et an et vingt cinq ans. Deux autres personnes arrivent et nous allons à un hôtel. Nous voilà au complet. Il y a là, outre la bretonne et moi, deux allemands, un grec, un portugais, deux espagnols, deux italiens, une belge, une irlandaise, deux autrichiens, un letton, une estonienne, deux danois, un croate et une autrichienne. Donc, nous sommes dix hommes et dix femmes. Allons-nous être en couple ? Choisissons-nous notre partenaire ? Je remarque particulièrement la danoise et l'estonienne pour leur beauté; le croate et la belge pour leur facilité à aller vers tous. Mais, demain, le lever se fait à sept heures. La fatigue, le questionnement et l'alcool font que personne ne traîne et nous voilà tous dans nos chambres.

 

Après le petit-déjeuner, les hommes sont envoyés dans une pièce, les femmes dans une autre. Nous recevons cinq tenues complètes comprenant chaussettes, chaussures, pantalons, polo ou T-shirts, pulls et une banane. Des informations nous sont données ainsi qu'une carte d'Europe, un passe pour les trains. Nous devons établir une liste de tout ce que nous avons mis dans nos sacs. Nous cocherons chaque ustensile que nous utiliserons. Puis, l'allemand est appelé. Ensuite, c'est l'italien suivi du letton, du danois, du portugais et enfin moi. Je suis introduit dans une pièce  où se trouve l'un des responsables du circuit. Il me tend une enveloppe et m'explique que je ne dois l'ouvrir qu'avec ma partenaire qui ne saurait tarder. Cette enveloppe contient notre première étape qui se trouve dans la ville. Enfin, je suis rejoint par l'irlandaise. Nous sortons de l'hôtel, ouvrons l'enveloppe et nous dirigeons vers l'hôtel de ville, notre première étape. Nous voici partis pour trois mois d'aventures, de rencontres et de découvertes.

 

Il y a plus d'un an que nous avons fini le circuit. Eileen, celle qui m'a accompagné durant ces trois mois, et moi sommes mariés depuis trois mois et nous attendons notre premier enfant. Elle est devenue directrice d'une grande maison d'éditions. Quant à moi, je suis architecte écologique pour les nouvelles constructions du gouvernement d'Europe. Nous avons tous deux un poste important grâce à cette expérience. Je ne peux en dire plus sur ce circuit. Si vous y êtes conviés, tenez vraiment compte de ce conseil : "Tout doit servir, rien ne devra manquer". Pour nous deux, rien n'a manqué et tout a servi.

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots
Jeudi 20 août 2009

Communauté : Chez Adélys Peppercorn
Les anciens immeubles qui se trouvaient là, les quelques pavillons et le petit square, tout est rasé en quelques semaines. A la place, un trou béant qui s'étend de chaque côté de cette rue de cinq centaines de mètres de long. Deux palissades en rectangle se font face et les engins de chantier barrent la rue. Plus personne n'y circule et il faut faire un grand détour. Petit à petit, des murs s'élèvent, des fenêtres naissent, des balcons s'étendent. Les mois passent, filent et coulent. La pluie cède sa place au soleil. Puis celui-ci se retire au profit des nuages et des grêles. Vient le froid, le vent mordant, la neige qui recouvre tout. Quelque soit le temps, de huit heures du matin à six heures du soir, les ouvriers s'activent dans le chantier.

Un matin du second été. Un groupe d'hommes en costume et cravatte, un casque de chantier sur la tête, piétinne sur le trottoir. Une voiture s'arrête et le maire en descend. Un homme, plus rond et souriant que les autres, se présentent tout en lui serrant la main. D'un geste, il désigne ses collaborateurs et prend le bras du maire. Il pense pouvoir se le permettre puisque c'est une trentenaire souriante. Elle le repousse gentiment. Le groupe franchit la palissade et fait rapidement le tour des immeubles en voie d'achèvement. Les voici de nouveau sur le trottoir. Ils s'en vont sur la droite, prennent à droite à environ cent mètres de l'entrée-sortie du chantier et remontent les cinq cent vingt mètres de palissade, reprennent à droite et font cinquante mètres. Arrêt face à une rue perpendiculaire à celle sur laquelle ils se trouvent et long conciliabule ponctué de moults gestes. Une poignée de main est échangée. Le maire, enfin la maire, repart vers sa voiture alors que l'homme déstresse subitement.

Le soleil domine, écrase, étouffe le chantier et les travailleurs qui le font avancer. Puis vient la rentrée, les congés d'automne, Noël et ses boutiques illuminés. Un appartement dans le premier bâtiment est tout beau, tout propre, tout neuf et tout emménagé est ouvert aux visites. Une baraque de chantier est transformée en bureau de vente. Dès les beaux jours de mai, des couples, des célibataires, des familles avec ou sans enfant s'y pressent. Un dimanche, c'est la grande affluence. La réceptionniste enchaîne les inscriptions pour la visite, le commercial passe d'un acheteur à un autre, le guide passe d'une pièce à l'autre et répond aux questions qu'on lui pose avec forces sourires.

De nouveau l'été. Les palissades tombent et révélent les façades des immeubles de quatre à cinq étages. Celles qui bloquent la rue sont toujours là et derrière elles, un muret surmonté d'une grille s'érige. Les maçons et terrassiers laissent la place aux plombiers, électriciens et menuisiers. Des palmiers, des arbres fruitiers, des buissons, des plantes à fleurs sont livrés par camions entiers et répartis autour des bâtiments. Enfin, il n'y a plus une palissade. Le domaine  est révélée entièrement.

Quatre bâtiments se dressent à chaque angle. Au centre, une place carrée s'étend autour d'un édifice rond et d'une fontaine. Deux allées habillées de cerisiers, de dattiers, de rosiers et d'autres variétés de végétaux serpentent du nord au sud et ménent vers les entrées des résidences. La rue, traversant du nord au sud, est fermée à chaque extrèmité par un portail automatique flanqué d'une discrète guérite de garde. A vingt mètres de chaque accès au domaine, deux pentes mène aux parkings souterrains. Dans les allées, des toboggans, des balançoires, des balencelles et des cabanes surgissent un peu partout. Des bancs flanqués de poubelles, des réverbères, des canisettes et des repose-cycles sont disposés de façon régulière.

Au fur et à mesure que les camions de déménagements déverses leurs canapés, literies, cartons, lave-linges, télévisions HD, le domaine prend vie. Le cabinet médical, la halte-garderie, le centre de loisirs, les celliers à poussettes et les parcs à vélo se partagent le rez-de-chaussée de l'ensemble des bâtiments. L'édifice rond abrite un restaurant, un bar, une librairie, un centre courrier, un commerce alimentaire et un boulanger-patissier. Petit à petit, les appartements sont occupés, les balcons, loggias et autres terrasses verdissent et fleurissent, les gens se rencontrent et se visitent. A la mi-septembre, le promotteur immobilier organise une grande fête pour la réussite de son projet. Il sait désormais que son concept de domaine écologique, éthique et social  n'est plus une utopie mais une réalité en marche.
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots
Lundi 10 août 2009

Communauté : L'écriture dans tous ses états
Résiliation ou pas ?

- Pas de résiliation : donc contact avec Franck Télékon* et ouverture d'une seconde ligne.

- Résiliation : contact avec "Gratuit"* et envoi du boîtier de connexion.

- Pas de résiliation : téléphone fixe illimité vers plein de pays du monde où je connais personne et téléphone portable en illimité vers les portables et les abonnés à "Gratuit"*, internet ultra-méga-haut débit illimité en 4H* par câble sinusoïdal à débit fractionné contraint, radio FM interplanétaire, TV Grandes chaînes + TNT + Câble + Satellite soit près de 127 chaines, réveil-matin avec aube luminescente et chant des oiseaux ou des cigales, assistance permanente par téléphone fixe ou portable,  internet et courrier. Installation à la nouvelle adresse gratuit et en deux jours ouvrés.

- Résiliation : Plus de communication.

- Résiliation : Perte de tous mes contacts de Livre de Face* , des gens que j'ai connus, que je vois plus et que je verrai sans doute jamais; plus de jeux en ligne (((Faut un "X" à "Jeu" ?) Je sais pas et  vous ?) Pas grave !) et fini les spams triple X quand je surfe sur "Le Jongleur de Mots"**.

- Pas de résiliation : Je découvre de nouveaux anciens amis, je perds mon temps sur des jeux bizares et je continue à payer 29,99 par mois.

Résiliation ou pas ?

Note Bien : Pour des raisons de droits d'auteur, l'auteur ne peut mentionner directemment certaines socités ni certains sigles. Il les a donc modifié et indiqué par un astérisque *.

Re-Note Bien : Le blog marqué de deux astérisques ** est un très bon site à visiter de suite.



Il
Il a
Il a "Grattuit"
Il
Il a
Il a tout
Il a "Gratuit", il a tout pris le con !

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots

Au jour le jour

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Protections

Site et Textes Protégés
Un annuaire sympa à promouvoir :
       L'Annuaire de Kri

Me Pubmotionner

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés