Blog'Info

Jongles permanentes

Un peu présent !
Reprise des visites de blogs
Salut à toutes et tous
Découvrez un univers où les mots sont jonglés,
les sens mélés au sons et inversement

EXCLUSIVITE :
Spécialement pour mes lecteurs
Commandez ici votre recueil de "Jongles poétiques" dédicacé par mes soins.
8,50€ frais d'envoi compris

Ce blog continue...


Une ville à visiter :       Jedigrod
Une ville à développer, devenez industriel : Jedigrod/Industrie
Une ville à transporter, faites-le : Jedigrod Transport
Blog à découvrir :    Blog'List
Frimouscope : Découvrez la frimousse de blogueurs


ph10.jpg

Contrée inconnue

Vendredi 3 octobre 2008

Communauté : Chez Adélys Peppercorn

 

Les conversations, d'abord hésitantes, se font plus joyeuses et agréables au fil du repas. Cependant, la fatigue de la journée, l’angoisse liée à la projection dans un univers inconnu et les évènements vécus par chacun amènent rapidement le sommeil. Ils se font leur propre lit, qui avec des brindilles et des feuilles, qui avec de la mousse et de l’herbe sèche ou encore avec des branchages et le sol de terre comme matelas. Un à un, ils s’endorment alors rapidement. Le feu de l’entrée les protège des dangers potentiels et les réflexes de chasseur de K’Youti les assurent d’être alertés à la moindre alerte. La nuit se déroule calme, troublé par quelques cauchemars et des bruits étranges.

Un grondement sourd et continu les tire soudainement de leur assoupissement. Ils sortent de la caverne, grimpe sur la colline pour voir un torrent de dos marron couvrir la plaine et disparaître progressivement. Kanuk et K’Youti croit reconnaître des buffles mais en plus puissants, avec un pelage laineux et des cornes massives. Les animaux ne prêtent nullement attention à eux et semblent même les éviter malgré leur taille gigantesque. Après s’être restauré de quelques baies et s’être abreuvé au ruisseau, ils suivent ce dernier jusqu’à la côte. L’océan s’étend à l’infini. Voyant où le soleil s’est levé, les cinq compagnons comprennent que leur pays respectif se trouve de l’autre de cette immensité liquide. Ou mais comment y retourner ?

- Il y a des arbres, nous pourrions faire un bateau, propose Jiu-Xot.

- Et comment le construire ce navire ? Nous n’avons pas d’outil, dit Kanuk.

- En plus, cette mer paraît immense. Il nous faudra beaucoup de provisions, complète Lothette.

- Exact, répond le Polièvik.

- Le mieux serait d’abord de complètement s’installer près de la grotte puis de voir ce que nous pouvons faire, argumente fort à propos Pystilia.

- Qui sait naviguer ? Questionne K’Youti.

Tous sont embarrassés à cette interrogation. En fait, aucun n’est marin ou possède une quelconque connaissance de la navigation. Dépités, ils décident de retourner vers la colline et de réfléchir à un autre moyen de retourner chez eux. Chemin faisant, ils croisent un serpent qui se montre agressif. Ils se pétrifient, espérant détourner l’attention de l’animal. Ce dernier tourne autour d’eux, les flairant de sa langue bifide. Kanuk se met à souffler dans sa flûte de Pan, sifflotant sur différents modes. Le serpent se fige, semble écouter puis siffle à son tour. Avec difficulté au début puis plus de facilité quand le Faune commence à comprendre le rampant, un dialogue se crée. Chacun regarde avec surprise Kanuk et l’animal échanger des propos. Enfin, le silence se fait.

- Tu le comprends ? S’étonne Pystilia.

- Là d’où je viens, nous échangeons avec eux, répond Kanuk.

- Qu’a-t-il dit ? Interroge de Prériant, toujours pratique.

- Il s’est présenté. Krotalus de la famille des serpents à sonnettes. Il s’est aussi étonné de notre présence ici.

- Normal ! Nous ne sommes pas de cette contrée, débite K’Youti avec mépris.

- Pour lui, nous venons des grandes plaines à l’intérieur des terres. Sauf l’Akkas dont il n’a jamais rencontré aucun représentant.

- Il y a des Poliéviks ici ? Et des Faunes, des Pixies, des Pucks ? Questionne dubitatif Jiu-Xot.

- Pour les trois dernières races, oui mais un peu différentes et vers le nord. Pour ta race, pratiquement à l’opposé d’ici, annonce Kanuk.

- Il a en rencontré ? Demande Pystilia.

Kanuk prend de nouveau sa flûte, joue un air. Le rampant lance quelques sifflements.

- Pas lui, mais ceux de sa race. Ils communiquent beaucoup entre eux, répond le Faune.

- Bien. Mais tout cela ne nous aide pas beaucoup, soupire le noble dédaigneusement. Il ne nous est d’aucune utilité, retournons à la grotte.

Las, Kanuk reprend sa flûte. Nouveau dialogue. Le serpent sort une longue tirade que le Faune écoute avec attention. Il interpelle l’irritant duc qui se dirige vers leur refuge.

- En remontant ce ruisseau, nous trouverons un petit bosquet d’arbres fruitiers. Des lapins y vivent ainsi que des abeilles. A deux jours de marche vers le nord-est de ce lieu, nous trouverons un cours d’eau puissant qui nous mènera dans des montagnes. Là, il y a des grands arbres, des truites, diverses baies et noix, du fer, d’autres métaux et plusieurs gibiers. Nous pourrons mieux nous équiper.

- Et qui nous guidera ? Lui ? S’irrite Jiu-Xot.

- Jusqu’au bosquet. Nous nous débrouillerons pour trouver le fougueux ruisseau. Là-bas, des grenouilles nous guideront.

- Je saurai vous mener du bosquet à la rivière, annonce fièrement K’Youti.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots
Mercredi 24 septembre 2008

Communauté : Chez Adélys Peppercorn

Milieu de journée. Les vagues viennent lécher le rivage de sable et se mêler aux eaux du fleuve. Derrière la plage, une petite butte d'où s'écoule la rivière. Puis une plaine d'herbes. Au milieu de cet océan de verdures moutonnant sous la brise douce, une colline percée d'une grotte. Un arbre étend sa ramure au-dessus du ru cavalant vers le puissant fleuve. "Quelle chute ! Bon, je ne suis pas blessé, c'est déjà ça." Un regard vers le haut. "Pas moyen de sortir par où je suis venu. Une lumière là-bas. Sans doute une sortie." Un coup de tonnerre. "Etrange, le ciel était bleu quand je gambadais sur cette colline. Pourvu qu'il ne pleuve pas." Le tonnerre disparaît dans le lointain. Pystilia regarde autour d'elle. "Comme c'est vert ici ! Et ce soleil ! Si radieux, si puissant." Elle fait un tour sur elle-même, aperçoit un arbre, un corps à sa base. Peu farouche, Pystilia s'approche. Le corps se redresse à demi.

- Où suis-je ? Prononce, étonné, K'Youti.

Légèrement en hauteur sur le flanc de la butte, il aperçoit, près du ruisseau, un être étrange qui se dresse brusquement.

- Non ! Va-t-en sale guêpe ! Hurle Lothette en battant furieusement des mains.

Comme aucun insecte ne vole autour d'elle, elle arrête de gesticuler, cherche du regard sa canne à pêche et réalise enfin que son environnement n'est pas celui habituel. Entre Pystilia et K'Youti, l'air tremblote, se trouble, se gondole. Une silhouette rondelette se dessine. L'Akkas e vu la Pixie. Il saisit son javelot et demande : - Qui es-tu ?

- Pystilia. Et toi ? Surtout qu'es-tu ?

- Je suis un Akkas. Je me nomme K'Youti. A cause de ma petite taille, bredouille-t-il en rougissant.

- Pourquoi es-tu noir ? Interroge la Pixie.

Les derniers mots prononcés par le vieux sorcier s'effacent de l'esprit de Jiu-Xot. La lumière se fait plus forte et vive, des voix sont entendues. Kanuk se fait discret. Vite un regard. Un trio se tient là à discuter. Un bien étrange groupe. "Qui sont ces gens ?" s'interroge-t-il. Remontant la berge, Lothette vient d'apparaître à ses yeux. "Une Puck ! Je ne savais pas qu'il en vivait le long du Gange. Hum ! Elle est fort mignonne." L'air se clarifie, ses yeux s'habituent à la luminosité. Il y a une personne sur sa droite et une sur sa gauche, discutant. Une autre vient face à lui. Le Faune sort de la grotte et s'avance vers le groupe. Tous se font face interloqués, s'observent avec minutie. Pystilia prend la parole.

- Je suis Pystilia, une Puck de Cornouailles.

Elle s'incline légèrement puis regarde l'Akkas avec un grand sourire l'encourageant à parler.

- K'Youti, je suis un Akkas. Nous appelons notre pays La Grande Savane. Chez moi, nous sommes tous noirs. Je ne pensais pas que des êtres roses puissent exister. Même si les légendes les évoquent.

Un silence s'établit. Les yeux de K'Youti se fixent sur Lothette et sa bouille ronde. Ensuite plus bas, sur d'autres rondeurs. Kanuk l'admire aussi. Cette dernière se présente alors.

- J'habite près de Lutèce, je suis une Puck et me prénomme Lothette.

Elle se tourne vers Kanuk en qui elle a reconnu un Faune.

- Toi, le Faune, tu n'es pas de Rome ?

- Non. Il y a bien longtemps que ma famille est partie vers l'est pour finalement s'installer à Kusumpura, au pays des éléphants. Mon nom est Kanuk.

Jiu-Xot croit cauchemarder. Le voilà projeté dans un lieu qu'il ne connaît pas, entouré de lutins populeux le dévisageant avec insistance. Néanmoins, il sait comment agir dans de telles circonstances, son père l'ayant bien formé à discuter avec ses vassaux.

- Jiu-Xot, duc de Prériant, Poliévik des plaines du Nord, dit-il avec déférence.

Nouveau silence, observation des uns et des autres, regards sur le paysage. Tous se mettent à parler en même temps. Jiu-Xot sent l'angoisse dans les voix, la peur dans les attitudes. Il surveille la course du soleil. En seigneur, il hausse le ton de sa voix et commence un discours :

- La nuit va bientôt tomber. Je propose que nous préparions un endroit pour dormir. D'un geste, il désigne la grotte d'où vient Kanuk. Je pense que cet endroit sera parfait. Il faut que certains trouvent de quoi se nourrir et que d'autres s'occupent du feu.

Ayant donné ses instructions, il se dirige vers l'entrée de la caverne et se pose sur un rocher. Personne ne bouge.

- Pourquoi on t'écouterait ? Demande Kanuk.

- Oui, pourquoi je t'obéirai ? Surenchérit Lothette.

- Et toi, tu ne vas rien faire ? Questionne Pystilia.

Seul Kanuk commence à ramasser du bois et à le mettre en tas. Il fouille dans une petite poche sur son pagne, en sort un silex et de la mousse. L'Akkas a reconnu l'autorité d'un chef. "En plus, il a raison ! Il faut s'organiser." Pense-t-il en s'activant. Jiu-Xot se lève, marche vers le ruisseau, se penche vers des plantes, gratte la terre et en tire des bulbes ronds.

- Voilà de quoi nous sustenter, déclare-t-il fièrement.

- Qu'est-ce ? Questionne Kanuk;

- Nous appelons cela des terbucules. Cela cuit sous la braise et nourrit très bien, informe-t-il avec suffisance. Allez, au travail !

Alors, chacun s'active. L'un ramasse des baies, un autre piège des poissons entre ses doigts, un troisième entasse des feuilles et de la mousse. Très vite, ils s'organisent et se retrouvent en train de dîner.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots
Jeudi 18 septembre 2008

Communauté : Chez Adélys Peppercorn


Des bords du Pô aux berges du Ganges, un tout autre univers. Les conquérants de l'Europe et les commerçants de l'Asie se rencontrent aux marges de leur domaine. Des commerçants, des saltimbanques, des savants vont et viennent entre les deux univers. Croyances et lutins les suivent. Ainsi, une troupe de Faunes festifs s'est installée dans l'étable d'un grand domaine agricole. Ils accompagnent, si l'on peut dire, un ménestrel de Pompéi venus s'initier à la musique hindoue. Kanuk, dominant du haut de ses trente sept centimètres tous les autres, est le plus joyeux coureur de jupons. En plein âge adulte, il ne cesse de parcourir les campagnes sur ses pattes agiles. Oreilles pointues bougeant en tout sens, barbe bien peignée et fleurie, habillé d'une couverture de paille, il cherche celle qui portera ses enfants. A l'aube, il reprend son circuit de visites des demeures de Faunes. S'il ne s'égare pas, il doit atteindre ce soir la ferme où vit le clan Pluton. Kanuk coupe des fleurs et les goûte avec délice, ramasse des baies dont il ne fait qu'une bouchée ou joue quelques trille d'une flûte de Pan, son aïeul. Descendant une colline tout en suivant une abeille du coin de l'œil, il ne voit pas la crevasse qui barre la pente.

A l'aube, le soleil se lève derrière les collines. Quelques paysans se mettent en route vers la grande cité à trois heures de marche. Le bruit des chevaux tire les Pucks endormis de leurs doux rêves. Les pas d'une légion en marche vers Lutèce en fait sortir quelques uns de leurs cavernes et les suivre du regard. Alors que le soleil s'élève avec grâce vers son zénith, les Pucks se font de plus en plus actifs. Les femmes surtout. Certaines préparent des fromages de chèvre, d'autres vont chercher des légumes et des fruits. Les abeilles tournent autour d'elles, effrayant Lothette qui s'isole pour pêcher. Moyenne jardinière, mauvaise tisseuse, elle n'a séduit aucun mâle célibataire alors que toutes ses sœurs, cousines ou amies de son âge sont déjà mères. A presque trente ans, Lothette pense qu'elle n'aura jamais ni compagnon ni enfant. Pourtant, sa bouille ronde aux yeux noisette, sa longue chevelure de jais décorée de fleurs, sa courte tunique de laine cachant peu ses charmes attirent le regard des rares Faunes et Satyres présents dans les environs. Mais voilà, elle est trop ombrageuse et solitaire. Assise devant le fleuve, tenant d'une main lâche se canne, elle rêve à des aventures qu'elle ne vivra jamais. Perdue dans ses pensées, elle ne voit venir l'abeille. Un mouvement brusque, une piqûre et la voilà inconsciente.

Vaste champs de blé poussant sous le soleil estival de la plaine russe. Les paysans s'activent dans les pâturages, bénissant les Poliéviks qui ont veillé sur les cultures. A leurs pieds, les Dikoukyi Moujiks s'affairent pour leur maître, le bon mais rude Jiu-Xot de Prériant. Ce dernier, devant sa vaste cabane, échange quelques propos avec des amis Domovoïs les derniers potins sur la saison. Il va bientôt écouter les doléances de ses vassaux. Son père avant lui, le grand-père de son père et le grand-père du grand-père faisaient de même avant lui. Ainsi, en étant généreux, justes, respectueux et attentifs aux humbles, ils se sont constitués un vaste domaine de champs, de fermes, d'herbages et de forêts. Depuis vingt printemps, Jiu-Xot règne sur ce fief. A l'approche de la cinquantaine, il visite de moins en moins ses terres, laissant ses fils le représenter. Aujourd'hui, il est inquiet. Un lointain voisin vient régler une question de parcelles. Le voici qui se présente accompagné d'un très vieux magicien. Aucun respect ! La présence d'un magicien ne change rien à la question : les terres convoitées sont siennes depuis deux générations. Aucune méfiance jusqu'au moment où le vieillard prend la parole et débite un sortilège.

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Par Grand Maître Fred, Jedi des Mots

Au jour le jour

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Protections

Site et Textes Protégés
Un annuaire sympa à promouvoir :
       L'Annuaire de Kri

Me Pubmotionner

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés